Une hausse de taux n’entraîne pas un changement immédiat de tous les prix
Le 28 octobre 2026, la Banque du Canada a relevé son taux directeur de 0,25 point, de 2,25 % à 2,50 %. Elle a invoqué des risques inflationnistes persistants, notamment liés à l’énergie, tout en soulignant la faiblesse relative de l’activité résidentielle. Sa prévision de croissance économique pour le Canada s’établissait à environ 1 % en 2026.
À Montréal, le contexte de l’emploi mérite aussi une attention particulière : selon Statistique Canada, le taux de chômage de la RMR est passé de 6,5 % en août à 7,4 % en septembre 2026.
Trois réflexes pour les acheteurs
Tester sa capacité financière. Faites comparer plusieurs scénarios de paiement et de renouvellement par un professionnel hypothécaire. Une hypothèque variable ne réagit pas comme une hypothèque fixe; cette dernière dépend aussi des marchés obligataires et des conditions du prêteur.
Évaluer les coûts complets. Taxes, assurance, charges de copropriété, cotisations spéciales et entretien comptent autant que le versement hypothécaire.
Négocier à partir du secteur. Au T3, les ventes ont diminué et l’offre a augmenté dans la RMR de Montréal, mais les maisons et les condos ont connu des conditions différentes. La décision de taux ne détermine pas à elle seule la valeur d’une propriété.
Le bon réflexe pour les vendeurs
Des acheteurs plus sensibles au financement peuvent demander davantage de documents ou de temps. Un prix fondé sur des comparables récents et une préparation soignée deviennent déterminants.
L’analyse de l’équipe Yucong Wang : acheter maintenant ou attendre dépend de la stabilité des revenus, du type de propriété, de l’offre locale et de l’horizon de détention. Une stratégie personnalisée vaut mieux qu’une prédiction générale.
Sources : Banque du Canada · Annonce du taux directeur du 28 octobre 2026 · Statistique Canada · Enquête sur la population active, septembre 2026 · APCIQ / QPAREB · Bilan du troisième trimestre 2026